Victor Tricar

Né 1981 à Paris, vit et travaille à Luxembourg

Victor Tricar a fait ses études à l’Académie Julian Penninghen, fameux nid des précurseurs de l’art international tels qu’Henri Matisse, Fernand Léger, Jean Arp, et Robert Rauschenberg. Il termine ses études avec une spécialisation dans l’art graphique et commence en même temps à peindre et à enseigner. Après des voyages dans le Nord de l’Europe, Tricar a parcouru les Amériques, de la Californie jusqu’au Panama, et s’est finalement installé au Grand-Duché du Luxembourg avec sa famille. La peinture saisissante de Victor Tricar est à la fois vigoureuse et tendre, et toujours très colorée. Elle témoigne d’une quête permanente des forces contradictoires qui dominent la vie de l’être humain. L’artiste en quête de la vérité se soucie peu du support de ses tableaux – il se sert de papier, toile, bois, carton, PVC, et même d’objets domestiques – sur lesquels il inscrit les éléments graphiques dessins, mots, caractères typographiques, photos, etc., qui sont autant porteurs d’information que messages aux spectateurs de son art. Pour son premier one man show au Luxembourg, ARTSCAPE a sélectionné 18 tableaux provenant des périodes distinctes de son évolution artistique : les années au Panama, avec leur expressivité robuste qui expriment une joie de vivre inébranlable dans des grandes compositions « all-over » libres, inspirées par l’imagerie Vaudou. Tricar démontre une grande faculté d’intégrer toutes sortes de cultures et d’influences artistiques afin d’arriver à canaliser une énergie créatrice débordante et tout à fait libre. Il est un vrai enfant de la culture postmoderne qui sait s’approprier des multiples références à l’histoire visuelle et de l’art et de les combiner avec expressionisme presque baroque. Dès le retour en Europe, une nouvelle phase, marquée par le balisage des aspects formels et une forte concentration sur la composition, s’annonce. C’est la fin de la vie nomade du jeune père qui s’enracine au Luxembourg avec sa famille. Sur le plan artistique, c’est la fin de l’innocence d’une œuvre aussi fulgurante qu’éphèbe et le début d’une nouvelle période très productive et plus mature: le jeune peintre canalise son intensité créatrice désormais dans des compositions hiératiques, dans des sujets empreints de mythologie, et dans une palette plus sombre et parfois hallucinatoire.

    9, rue de cicignon L-1335 luxembourg